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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 14:56

Littérature

Laura Gallego Garcia

“La Légende du Roi errant”

La Joie de Lire, 2005

 

Lyon, le 5 octobre 2014

 

        A l’attention de Bruno G.  (14 ans) 

       notre conseiller de lecture.

 

 

          Cher Bruno. Merci de nous avoir donné à lire “La Légende du Roi errant. Nous avons lu ce livre, Carla et moi, avec intérêt. L’écriture est belle, l’intrigue bien nouée, sa conclusion hautement morale ! Sans compter qu’un jour, à Istanbul, j’ai cru que Carla avait été capturée par un vendeur de tapis…

          Un vieil homme, Hammad, avait trois fils : Amir, Rachid, Hasan. Il excellait à faire deux choses : des poèmes et des tapis. Un vieux roi avait un fils : Walid. Celui-ci excellait de son côté à composer des poèmes. Pas aussi beaux que ceux du vieil homme. Il en était jaloux. Devenu roi, le jeune prince persécute le vieil homme, qui en meurt. Laissant derrière lui un tapis magique. Celui-ci contient l’histoire du monde. Ce tapis un jour est volé. Le jeune roi, devenu vagabond, passe sa vie à courir après. A travers les déserts d’Arabie, d’Egypte, de Syrie. Cette région du monde aujourd’hui à feu et à sang. (En tout cela peu de femmes. Si ce n’est une jeune kamikaze au regard profond…).

          Le récit commence par un meurtre. Un homme survient, tire son sabre, et en tue un autre qui se laisse faire. Cette mise à mort sanctionne une faute inexpiable. Qui tue qui ? On ne le sait pas trop. Mais la scène, on ne l’oublie pas. Elle sous-tend astucieusement l’ensemble du récit. C’est seulement sur la fin de l’histoire qu’on apprend qu’elle n’était qu’une hallucination. La victime (le prince devenu roi) a été en réalité pardonné. Il s’était repenti. Avait changé de vie.

          On paie les erreurs que l’on fait. Pourtant le mal que l’on a commis n’est pas un destin. On demeure responsable. On peut toujours recommencer sa vie autrement. Telle est la morale de ce conte “oriental” raconté par une dame espagnole sûrement bonne chrétienne laquelle, en les divertissant, veut armer moralement les adolescents pour la vie.

Sommes preneurs, Carla et moi, si tu découvres un autre bouquin, de cette valeur à nous proposer !

Encore merci, bien à toi,

                             Arnold

 

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Published by Le marquis de St-just - dans littérature
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