Un regard ironique sur soi-même les choses et les gens plus recension de livres.
(Série Noire)
“LA MUTINE”
(Poème crapuleux en trois actes
et une réflexion)
Exergue : “Qui me délivrera du son ?
Du Fol empire de la rime ?
Sont-ce les mots qui triment ?
Ou est-ce la raison ?
Scène I : La Scène Scène III (un an plus tard)
Ils ne portent le même nom On m'a parlé de la gamine...
Dînent ce soir au “Pythagore”. Elle pleurait son vieux dindon !
L’un se prénomme Agamemnon Dénigrait sa vie apolline :
L’autre a pour nom Anaxagore. "Apollon ? Le shit, le pognon !"
La sœur du vieux : Jeanne-Judith. Dès lors elle travaille à l'usine.
On la prétend couverte d’or. Son patron la trouve ronchon.
La sœur de l’autre : Eléonore. Elle hait la Fée Messaline.
Jeune, belle, pourtant maudite. Mouille la nuit son édredon.
Embusqué dans l’ombre du bar, Vais-je dire un mot d'Agrippine ?
Sirotant une “une Menthe à l’eau” Femme chic, de très haut chignon
Je l’ai vue, murmurant : “Allo ?” Qui lui dit, ôtant sa bottine : A son pied grognait un clébard. "Dans mon lit, je te veux, mignon !"
Scène II : L’Action Coda
“Saisis ton pétard, Apollon ! Ainsi, sur deux rimes, (ine et on)
Aies l’air d’un joueur de guitare. S'achève mon histoire.
Confie le bébé à Edmond, Une histoire à peine inventée.
Et rapplique, il est tard”. Les mots seuls, dans le noir,
Ont payé la tournée
“Je le tiens, enfin, ce fripon,”
Jure la jeune Tarantine. Qui me délivrera du son ?
“J’ai ta peau, gros lard, vieux dindon !” Du fol empire de la rime ?
S’apaise, déjà, la mutine. Sont-ce les mots qui triment ?.
Est-ce le temps, la raison ?
“Quant à nous, mon bel Apollon,
A présent, tous les deux, l’on dîne !
( J’ai le pain, le Morgon
Et la boîte de sardines ).
Avril 2018
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(Un clin d'oeil à Joseph-Marc)