Un regard ironique sur soi-même les choses et les gens plus recension de livres.
Education
Des têtes bien faites.
"Le niveau scolaire des élèves français est médiocre. Culmine à peine au-dessus de la moyenne établie par l'O.C.D.E., loin derrière les champions du monde que sont la Finlande et la Corée. l'enquête menée auprès de 57 pays, est centrée cette année sur la culture scientifique. Une fois encore, la France décroche une petite moyenne sans éclats, même en mathématiques." . Cette information est parue dans Libé en date du 5 décembre 2007, sous la plume de Véronique Soulé.
Songerie
L'Education Nationale est une très vieille dame. Redoutablement robuste. De surcroît autoritaire et obstinée. Sa pensée pédagogique s'enracine dans le 19 ème siècle et en deça. Elle peine à concevoir que le monde a changé. Que la société, les hommes, les enseignants, les enfants, fortement marqués par l'individualité, ne sont plus ce qu'ils étaient. Le corps enseignant n'est plus à considérer comme un corps d'armée qui obéit au doigt et à l'oeil. Un ministre ne peu plus dicter à chaque établissement, à chaque professeur la façon dont il doit pratiquer jusque dans le moindre détail. Le recrutement des maîtres ne peut plus s'opérer sur le seul critère du savoir, mais tout autant du savoir-faire et de l'autorité personnelle. Concevoir que les chemins de la réussite scolaire ne sont pas identiques. Que l'Ecole enfin n'est pas le lieu naturel de l'égalité des chances, mais le lieu où les inégalités se révèlent et doivent être traitées pour en faire une noble diversité. En attendant que la société entière accorde un jour la même estime, partant le même revenu, au plombier, au polytechnicien et à l'artiste.
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Pour des raisons historiques, (idéologiques, économiques, organisationnelles) notre système scolaire actuel souffre d'être un enseignement collectif, uniforme, encyclopédique et conccurrentiel. Il repose qur 5 présupposés silencieux, dont font les frais la majorité des enfants. Ceux-ci, tels des objets industriels isomorphes, sont censés présenter les propriétés suivantes :
1. Des capacités intellectuelles égales,
2. Des dispositions psychologiques semblables,
3. Un capital de savoirinitial équivalent,
4. Une modalité d'accès aux connaissances identique,
5. Un soutien parental ou domestique de la même nature et de la même importance.
Ce n'est jamais le cas. C'est sur le contraire de ces présupposés que l'Education Nationale doit repenser son dispositif et sa pédagogie. Nos salles de classe ressemblent encore trop à des rangées de poules mises en batterie, que l'on gave pour qu'elles pondent. L'école de l'avenir sera plutôt à l'image du jardin, où chaque enfant sera considéré comme une jeune pousse nécessitant un soin propre pour s'épanouir et donner son fruit.
Une méthode, nous dit-on qui fait ses preuves en Finlande.
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L'Education Nationale, pour commencer, doit faire son deuil du grand rêve encyclopédique. Consentir que "bien savoir" vaut mieux que "savoir beaucoup". S'apercevoir qu'elle ennuie, sature, étouffe ses enfants. Admettre que la réception du savoir suppose une respiration, un recul, un éveil de la curiosité, un temps pour comprendre. Doit en somme alléger ses programmes. Ambitionner de faire des têtes bien faites plutôt que bien pleines. Des têtes qui cherchent plus que des mémoires qui récitent.
Des têtes bien faites à reconnaître dans les oraux d'examen nullement conçus comme une mise à la question. Mais comme un dialogue sur un sujet choisi par le condidat. Celui-ci invité à parler de ce qui l'a particulièrement intéressé en français, en histoire, sciences de la terre, physique, mathématiques, philosophie, etc... Ceci applicable sans frais et en peu d'années. Mais impliquant une véritable révolution.
Ces orientations constituent le socle de la candidature à l'emploi de ministre de l'Education Nationale .
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