Un regard ironique sur soi-même les choses et les gens plus recension de livres.
Par Le marquis de St-just
Cinéma
“La Vie d’Adèle”
d’Abdellatif Kechiche, 2013
“Des scènes d’amour fort longues entre les filles.” Cette seule indication nous rendait réticents, Carla et moi. Réticents à nous rendre au cinéma pour y voir “La Vie d’Adèle”. L’amour et le désir ne se filment pas. Précisons : ne sont pas filmables en direct. Observez deux humains se baiser sur la bouche. Cela vous donnerait plutôt envie de rentrer au couvent, non ? Ce film, tout de même : une Palme d’Or à Cannes. Et, à l’unanimité du jury présidé par Steven Spielberg. La critique de son côté : dithyrambique. “Un joyau cinématographique”. “Une science incroyable du cadre et de la lumière”. “Des plans à la Vermeer”. Un film peut-être à voir, nous sommes-nous dit, Carla et moi, l’un de ceux qui marquent une époque ?
Nous avons vu “La Vie d’Adèle”. Pas assez longtemps (le film dure 3 heures) pour être autorisés à en parler. Nous avons, Carla et moi, tenu bon un quart d’heure. Et puis nous avons quitté la salle. Le son était médiocre, l’image vulgaire (genre magazine). Le propos peu distancié, sans humour. Les références prétentieuses et “tartes à la crème” : Marivaux, la Princesse de Clèves.
“Un plan est une affaire de morale” disait quelqu’un (Jean-Luc Godart, je crois).
lUn film, dirais-je est une question de style. Il n'est point nécessaire, pour en juger, de voir le film en son entier.
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