Un regard ironique sur soi-même les choses et les gens plus recension de livres.
Par Le marquis de St-just
Littérature
Véronique Ovaldé
“Et mon cœur transparent”
Edition de l’Olivier, 2008
Ce petit livre un peu long vient d’obtenir le prix France Culture-Télérama. (Combien étaient-ils à en décider ?). Il est l’œuvre légère d’une jeune femme visiblement sympathique, douée d’une plume alerte et facétieuse. Sûrement a-t-elle lu Boris Vian. La phrase qui ouvre le récit donne le ton : “La femme de Lancelot est morte cette nuit”. Le nom de Lancelot empêche que l’on porte le deuil. On l’appelle d’ailleurs Paul. L’histoire imaginaire et tendre qu’elle nous conte avec cocasserie constituerait un bon scénario de bande dessinée, ligne claire. Délectation garantie pour une jeune fille qui voyage en train et retourne le week-end chez sa mère. Non sans méditer la phrase inscrite au coeur de l’ouvrage : “Sait-on jamais avec qui l’on vit ?” Où s’avère qu’une fable peut ouvrir une question féconde que l’on pose quelquefois trop tard. Véronique promet.
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