Un regard ironique sur soi-même les choses et les gens plus recension de livres.
Par Le marquis de St-just
Littérature
Etonnement
Etonnement devant la familiarité, le savoir, la modestie –étonnement surtout devant le ton de voix fraternel avec lequel Pierre Guyotat parle de la musique. De ce que la musique et le chant ont été pour lui au long de son existence. Les cantiques de l’enfance, les chœurs interprétés sous la lune, Haendel, Bach, Beethoven, Schumann, Mahler, etc.
Lui, l’auteur de livres farouches : Tombeau pour 500 000 soldats (que je n’ai pas lu), l’incroyable Eden, Eden, Eden, l’énormité sonore de Progénitures. Enfin Coma, le récit pudique et sobre de sa profonde dépression. “Un état d’auto-combustion, dira-t-il ; je n’avais plus de moi”. A-t-il fallu ce long séjour en enfer pour que puisse un jour se faire entendre cette voix chaleureuse et tranquille, qui nous attendrit le cœur ? Espoir pour ceux qui connaissent cette lugubre expérience.
Vient de paraître le roman de Pierre Michon (sur la Terreur) intitulé “Les Onze”. Déclinantes les lettres françaises si l’on en croit un critique américain professeur d’université ? C’est à supposer qu’il n’a rien lu de ceux dont j’ai parlé ici souvent. Que je désigne sous le nom générique des Auteurs du Massif Central. Qui ont pour nom Guyotat, Michon, Bergounioux, Jourde, François Bon, Richard Millet. Les quatre premiers cités ayant pour prénom Pierre. Un hasard ?
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